Le blog de la performance industrielle

Initier une démarche de transformation industrielle dans son entreprise.

Nous avons accompagné un acteur majeur de la fabrication des directions assistées, qui s’interrogeait sur l’automatisation de certains postes de production, avec un peu plus de robotique ou de cobotique pour baisser ses coûts de production. Pourtant, l’entreprise industrielle était déjà plutôt évoluée en termes technologiques.

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Contexte.

L’industrie 4.0 est en vitrine de nombreux sites et son déploiement attise beaucoup de curiosité. L’entreprise en question se renseigne auprès de la Région Auvergne-Rhône-Alpes pour comprendre un peu mieux ce mouvement. C’est alors qu’ils découvrent que l’industrie 4.0 va bien au-delà de l’automatisation, puisqu’elle oblige à interroger la stratégie de l’entreprise, sa vision long terme et surtout : l’avenir de ses produits.

 

Rénover la stratégie pour la rendre plus résiliente dans le futur : c’est l’objectif de la transformation industrielle. La Région a alors présenté à l’entreprise des « Offreurs de solutions Industrie du Futur » afin qu’ils soient accompagnés dans leur réflexion.

 

Démarche.

Nous avons rencontré l’entreprise, et compris ses enjeux de réduction des coûts de production.  Nous avons aussi identifié différentes opportunités de digitalisation de leur processus. Pour les aider à avoir une vision plus macro de leur organisation, nous les avons invités à réfléchir sur leurs flux.

L’entreprise dispose en interne d’une cellule support pour l’ingénierie, mais le choix d’aborder la situation avec une entreprise externe permettait à l’entreprise de sortir de son paradigme pour mieux comprendre ce qu’il se passe dans le monde de l’industrie, pas seulement dans son secteur.

 

« Très vite, on s’est sentis à l’aise, et on a su qu’on pouvait être complétement transparents avec la société Techteam. »

 

Déroulement.

« Derrière l’équipe, une relation de confiance, de transparence, mais aussi de savoir-faire et savoir-être qui nous a permis d’ouvrir les portes et faire une analyse complète de nos outils et de nos process. Les outils présentés par Techteam, on ne les maitrise pas et on a pu analyser les process pour connaitre la maturité de notre site industriel. »

 

Pour accompagner l’entreprise, nous étions 4 personnes, deux pour la méthode, Didier (expert en technologie) et Jana (experte en organisation des flux), une personne pour la gestion et le suivi du projet, ainsi qu’un responsable commercial en support. Au total, ce sont 42 personnes qui ont participé au projet.

« On a réussi à impliquer 42 collaborateurs sur les 184 : toute l’entreprise a participé, une grande majorité. Et cela, ça a été un vrai succès car c’était la première fois que 42 personnes étaient impliquées dans un projet. C’est un vrai booster. Ça donne envie de venir au boulot avec le ‘smile’. »

 

Apports concrets.

Nous avons apporté une méthodologie d’analyse qui a surpris l’entreprise, avec une approche down-up pour faire émerger les idées du terrain, des utilisateurs. Trois projets ont vu le jour :

  • La digitalisation des documents (pour les process encore sur papier)
  • L’assistance au port de charge (ergonomie des postes)
  • Une réflexion globale sur la gestion des flux de matières

L’analyse a permis l’établissement d’une feuille de route pour guider le client dans son parcours vers l’Industrie du Futur.

 

Difficultés rencontrées.

D’une demande initiale de travail sur l’automatisation, la difficulté pour les consultants a été, dans la restitution de l’analyse, de présenter à la Direction que le problème ne venait pas de ce qu’ils avaient à l’origine supposé.

« J’ai vraiment poussé pour que les restitutions au comité de Direction sortent du cadre diplomatique. »

C’est tout l’enjeu des feuilles de route, elles permettent de mettre en exergue les prérequis pour l’intégration d’une nouvelle technologie ou la prévision de changements organisationnels.

« Le moment le plus difficile, c’est surtout pour les consultants qui doivent communiquer des choses importantes. Cela demande de la dextérité, et c’est parfois complexe face à un comité de Direction. »

 

Le meilleur souvenir du client.

« Le moment préféré, c’est lorsque Didier et Jana nous ont présenté l’outil méthodologique pour la phase d’analyse : quand ils nous ont dit qu’on allait passer par des phases d’interviews utilisateurs, cela a été magique. Ce sont des choses qui nous sortent de notre zone de confort, toujours top down. Cela a mis un sacré boost au niveau du comité de Direction car personne n’en a l’habitude sur le site. Quand on a vu que 42 collaborateurs s’étaient portés volontaires, cela a été un grand moment, on était vraiment satisfaits. »

 

Alors maintenant, c’est quoi l’Industrie 4.0 ?

Pour finaliser notre entretien, nous avons demandé à Marc*, responsable d’activité engineering et coordinateur Industrie 4.0, de résumer son expérience dans une citation :

 

« Tout est possible mais rien n’est sûr. L’Industrie 4.0 nous ouvre des portes, des concepts qui sont absolument infinis. Rien n’est sûr, car l’on est confronté à des problématiques de marché, de clientélisme, et le nerf de la guerre, c’est l’argent. Je l’ai découvert dans l’Industrie 4.0 : dans l’engineering (cela fait 20 ans pour moi), un des prémices, c’est que mon sentiment personnel en termes de savoir-faire, on était arrivé au bout du bout de ce que l’on sait mettre en place, il fallait ouvrir un nouveau ‘mindset’ (état d’esprit). »

 

    *Parce que ce projet est particulièrement stratégique pour l’entreprise, son nom n’est pas mentionné, et le prénom de notre interlocuteur pour cet interview a été modifié. Nous garantissons le secret professionnel afin de protéger les démarches de transformation industrielle de nos clients.

 

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À propos de l'auteur

Maëva Poulet Maëva Poulet
Responsable marketing & commerciale offre 4.0

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