Le blog de la performance industrielle

Les besoins en personnalisation et l’enjeu sur la relocalisation des usines en France

L’industrie 4.0 intègre l’IoT, l’intelligence artificielle ou encore la fabrication additive dans ses usines. Elle représente à la fois un défi et une opportunité. Comment la France peut-elle tirer profit des mutations dans l’industrie 4.0 et relever les défis qui l’accompagnent ? Explorons quelques pistes.

 

La France : un vivier de talents

 

Le haut niveau d’éducation dans les domaines de l’ingénierie en France n’est plus à démontrer. Ce sont tout de même nos entreprises qui ont lancé un avion supersonique commercial, ont été les premières à intégrer le nucléaire et à s’imposer sur les marchés de l’aéronautique et de l'aérospatial.

Nos ingénieurs sont reconnus aux quatre coins du monde. Un peu plus de 14 000 ingénieurs français travaillent aux Etats-Unis. Quand on sait à quel point le pays est protecteur et privilégie ses citoyens dans les recrutements, la performance mérite d’être saluée. La French Tech n’est pas en reste : en France, on sait construire des solutions technologiques, créer, innover.

Si nous sommes quelque peu dépassés par les industries du « standard », le spécifique – en revanche – est notre fer de lance. Cela tombe bien : l’industrie 4.0 est pilotée notamment par la demande d’hyper personnalisation.

Le premier défi sera peut-être de garder nos cerveaux et un actionnariat actif en France. Les entreprises devront aussi grandir « agiles ». Si, à la grande époque de Peugeot, on hiérarchisait et structurait en même temps que l’on grandissait, aujourd’hui ce mode d’organisation s’essouffle.

Les PME, en particulier, ont une belle opportunité de se développer en construisant de nouvelles organisations. Le modèle Tesla a révolutionné l’industrie automobile à sa sortie et s’attaque aujourd’hui à l’aérospatial ; mais tout reste à construire. D’autres modèles que le Teslisme peuvent encore être explorés et exploser : une opportunité fabuleuse pour les entrepreneurs français.

 

Relocaliser pour se démarquer

 

La France dispose d’un vrai bassin de compétences ; elle peut s’appuyer sur ce bassin pour construire des industries de production. L’opportunité de relocaliser sort du lot pour deux raisons :

  • La demande de personnalisation des consommateurs
  • L’importance des questions écologiques

La nouvelle génération s’intéresse à l’impact carbone de ses produits. Elle recherche la proximité, la traçabilité, les circuits courts. Les consommateurs sont prêts à acheter des produits plus chers, personnalisés, revendiquant des valeurs qui leur sont chères… Et en moins grande quantité. Les hypermarchés perdent des parts de marché. Tesla fait tomber des leaders de l’automobile.

Il est primordial d’anticiper la fin d’une époque de consommation de masse : bientôt, les consommateurs pourront refuser catégoriquement d’acheter des produits fabriqués à l’autre bout de la planète. Les industriels doivent donc se poser la question avant de délocaliser voire songer à relocaliser.

Payer plus cher c’est aussi exiger la qualité, et le French Know-How jouit d’une réputation historique et indiscutable. C’est notamment ce qui fait le succès de la France dans les secteurs du luxe. Avec une prise de conscience mondiale des enjeux liés à l’alimentation et la santé, l’industrie agroalimentaire française se fait part belle pour sa qualité et ses engagements. Ces réputations posent désormais la question d’une proximité retrouvée au travers de relocalisations industrielles.

L'imminente vague de déconsommation s’annonce, la qualité se veut toujours plus exigeante et les industries sont attendues par les consommateurs sur des engagements éthiques, sociétaux et environnementaux. Mais comment cela se traduit-il dans la production industrielle ?

 

Désormais, PME, ETI et grands groupes industriels doivent repenser les stratégies long terme en intégrant ces nouveaux effets de consommation qui vont chambouler tous les process en place jusqu’alors. De la fin des plastiques à usage unique des packaging en passant par les productions de proximité et les optimisations du “dernier kilomètre”, c’est une véritable transition qui donne lieu non pas à des contraintes mais plutôt à une multitude d’opportunités : nouveaux métiers, nouveaux business models, engagements environnementaux …

Nous soutenons nos clients dans ces questions stratégiques au travers de diagnostics qui conduisent à établir la “feuille de route 4.0”. Un moyen de prendre du recul sur son outil productif, et de penser les prochaines années en considérant ces enjeux, en les simulant à l’aide d’un jumeau numérique, et en maîtrisant les changements technologique et organisationnel.

 diagnostic-industriel 

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À propos de l'auteur

Sébastien RICCI Sébastien RICCI
Directeur Général Techteam

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