Le blog de la performance industrielle

Qu'est-ce que la performance industrielle en 2019 ?

En 2017, nous rédigions un billet de blog sur la performance industrielle. Nous soulignions une recherche prioritaire d’efficacité opérationnelle Deux ans plus tard, l’impact de la 4ème révolution industrielle devient concret et opérationnel, et les industriels doivent mener des actions immédiates pour préserver leur compétitivité, mais aussi l’intérêt de leurs consommateurs. Un nouvel indicateur s’impose dans la performance industrielle : la connectivité. 

Notre quotidien est de plus en plus connecté. Et cela s’explique par la digitalisation qui se diffuse dans nos habitudes : commander à manger, faire son shopping, travailler, les rencontres et la gestion de nos relations. Cette consommation se rend accessible à tous, avec une transparence et une disponibilité appréciées. C’est ce que l’on constate des marchés émergents. Mais qu’en est-il des industries plus âgées ? Comment réagissent-elles à cette ouverture forcée sur leur mode de fonctionnement, la transparence sur leurs produits ?

Le monde extérieur à l’usine est de plus en plus interconnecté. Désormais, c’est une ouverture nouvelle pour les industriels.

Si auparavant l’environnement industriel donnait une image inaccessible et secrète, elle doit désormais s’aligner aux attentes de transparence des consommateurs. L’accès à l’information est devenu la norme. C’est même un but ultime pour certaines entreprises : Google s’était donné la mission « Organiser les informations à l’échelle mondiale dans le but de les rendre accessibles et utiles à tous. »

Quelles sont donc les informations que l’on trouve au sujet de votre usine sur le net ?

 

adult-communication-connection-1083624

Connecter mon usine pour me connecter avec mes clients.

Si vous devez répondre de cette nouvelle exigence de transparence, d’accessibilité de l’information, il faut alors remonter des informations de l’usine, ses approvisionnements, ses stocks, ses en-cours, et tout ce qui peut contribuer à une meilleure information de disponibilité auprès de vos clients. Mais il n’est pas seulement question de réactivité pour satisfaire une demande : un autre enjeu de l’usine connectée est d’informer sur la fabrication même du produit. Avec une tendance à l’éco-conscience, les clients raisonnent leurs achats selon des critères environnementaux et sociaux beaucoup plus exigeants qu’auparavant. Des économies d’énergies aux économies de ressources, du recyclage à l’impact positif sur l’écosystème environnant l’usine, les consommateurs n’attendent pas les industriels sur tous les fronts d’urgences environnementales et sociales, mais sur ceux sur lesquels ils ont un impact direct ou indirect.

C’est d’ailleurs une opportunité sur laquelle le groupe SEB a su jouer : la réparabilité de ses appareils pour augmenter leur durabilité. Avec l’invention d’un logo « 10 ans réparable », la marque se démarque pour répondre aux attentes de ses consommacteurs (mot valise formé de consommateur et acteur), et fournit désormais la vue éclatée de ses produits, forme des réparateurs de proximités, et fournit les pièces en moins de 48 heures partout en Europe. Joël TRONCHON, directeur du développement durable chez SEB, explique dans une interview du 5 Mars 2019 au Progrès que 93% des produits fabriqués cette année sont réparables. Le groupe SEB investit il y a deux ans dans l’impression 3D pour simplifier ses stocks, et vend désormais des forfaits de réparation sur sa marque Rowenta. Et vous, quel est votre engagement ?

Connecter mes produits pour me connecter avec mes clients.

La grande nouveauté de la performance des industries, c’est qu’elle ne s’arrête pas aux portes et murs de l’usine, mais bien jusqu’à l’utilisation même des produits qu’elles fabriquent.

En effet, si auparavant l’ingénierie nécessitait un certain recul sur ses produits avant de les améliorer, la petite série est aujourd’hui privilégiée : des produits améliorés plus vite, avant même que le client ait songer à un besoin complémentaire.

C’est ce qui fait la force des produits connectés : si l’on connait tout sur leur utilisation, on pourra anticiper leur dégradation dans le temps, améliorer son service après-vente, connaitre les contraintes et les freins à lever … Et les consommateurs ont bien intégré que partager leurs informations, c’est recevoir du service et du confort additionnels ! Toutefois, cet échange de données doit se faire dans la confiance. La vie privée, l’identité, les données bancaires, sont autant de choses à protéger et l’espionnage industriel n’a plus le même visage qu’autrefois.

La notion de User Experience, née dans le digital est désormais la norme visée par les marques : quel est le ressenti émotionnel d’un consommateur qui interagit avec mon interface, mon produit ou mon service ? L’accessibilité est un gain de temps et les consommateurs exigent de pouvoir profiter de celui-ci sans être ni gênés, ni contraints, ni déçus.

Amazon a bâti un empire sur ce modèle : en effet, si ses activités étaient à l’origine la vente de livres sur internet, le géant du commerce électronique a su détecter les attentes de ses consommateurs grâce à l’analyse des comportements des acheteurs sur la plateforme. D’ailleurs, il est souvent reproché à Amazon l’esthétique de son site web : mais si l’entreprise n’investit pas sur son site web, c’est parce que la priorité des consommateurs n’est pas la navigation sur le site mais bien les avis, les prix et la rapidité de livraison. Ainsi, l’entreprise investit plus dans sa logistique qui lui donne sa place de leader, mais également dans les nouvelles technologies qui vont envahir le quotidien des consommateurs : « Bonjour Alexa, je n’ai plus de dentifrice, tu peux en commander s’il te plaît ? »

Cette connectivité bénéficie à tous les services de l’entreprise, ses collaborateurs, ses fournisseurs, ses distributeurs et ses clients. Ainsi, cette démarche d’amélioration de la performance doit se réaliser avec une vision globale, puisque les investissements profitent à tout le monde, ils peuvent être plus conséquents. Les initiatives d’amélioration de performance sont en général isolées, la plupart des structures industrielles fonctionnant en silos.

Ainsi, voici les questions que la connectivité sous-tend :

  • Comment faire évoluer mon mode de production : de la production de masse vers la production personnalisée ?
  • Dois-je faire évoluer mes produits : les connecter, en découvrir d’autres usages, créer de nouveaux besoins et de nouveaux marchés (océans bleus) ?
  • Knowledge management : comment exploiter le capital connaissances de l’entreprise dans un contexte d’entreprise éducatrice ?
  • Comment transformer mes datas en véritable capital pour mon entreprise et/ou nouvelles opportunités business ?
  • Organisations en silos : comment devenir plus agile ?
  • Engagement RSE : comment évaluer ces nouvelles sources de gains considérables ?
  • Management des compétences : hybrider l’existant ou recruter ?

 

Vous souhaitez être accompagné dans ces enjeux de transition industrielle ? 

 

Contactez-nous !

 

Partager cet article

À propos de l'auteur

Maëva Poulet Maëva Poulet
Responsable expérience client

Laisser un commentaire

S'inscrire à nos
Newsletters.